Presse
DANSE MAGAZINE: N°208 Décembre 2006



DANSE MAGAZINE: N°207 Novembre 2006



VAR MATIN: Mardi 25 Avril 2006
VIVAL: N°54 Mars 2006
DANSE MAGAZINE: N°198 Février 2006
LE BAL DES CADETS
Thierry Le Floc'h et Mitou Manderon, son épouse, ont tout compris sur la magie de Noël! Parce qu'ils ont su sans doute, garder une âme d'enfant et cet esprit si particulier de fête, de joie et de lumière. En présentant, quelques jours avant Noël,
«Le Bal des Cadets » avec le concours de leur Académie de Danse et quelques garçons du Ballet National de Marseille, ils ont replongé leur public dans un monde glamour, féerique où l'humour n'était pas absent... L'histoire est simple. Le soir de Noël, dans un pensionnat viennois, des jeunes filles attendent l'arrivée d'un escadron de Cadets de l'Ecole Militaire voisine. Tandis que le général en chef s'entretient avec la directrice du pensionnat, non sans lui faire un brin de cour, les jeunes pensionnaires et les apprentis officiers, chahutent, se disputent, rivalisent de prouesses pour s'éblouir mutuellement, ébauchent des idylles, soit autant de jolis prétextes à danser qui met en valeur les élèves de l'Académie et leurs invités.
Dans le rôle de Liselotte, l'élève espiègle et farceuse, un brin effrontée, Diane Le Floc'h excelle. Vive, enjouée, mutine à souhait, elle mène la danse avec ce brio qui la caractérise. Et l'on comprend aisément pourquoi, elle évoque chez certains, quelque chose de ... Noëlla Pontois ! En tambour des cadets, son frère Ludovick séduit par son côté vif-argent et cette incroyable faculté de laisser croire que tout est facile. Le port altier, léger, aérien et drôle à souhait, il respire la joie de danser et se joue de toutes difficultés techniques. Le frère comme la soeur ne s 'économisent pas, trop heureux de partager avec le public et de l'entraîner dans la magie de ce spectacle! Irrésistible dans son rôle de général en chef un peu rouillé par les années, le nez chaussé de lunettes à triple foyers, Thierry Le Floch s'amuse de bon coeur. A ses côtés, sous les traits de l'austère directrice, Mitou Manderon. Lunettes à verres épais, manteau et chapeau noir, elle incarne un chef d'établissement un rien coincé mais non dénué d'humour! Leur pas de deux du premier acte volontairement pataud est absolument imparable; il suffisait d'entendre l'éclat de rire clair et spontané dans les très jeune spectateurs complètement entré dans le ballet! Mais bientôt, le vieux général, peut-être galvanisé par les ailes de l'amour, se transformeen un frétillant jeune homme exprimant par une technique sans faille et un sens inné de la comédie, la force de ses sentiments. Parfaitement au diapason, la directrice de pensionnat laissera tomber son manteau sombre et son triste chapeau, se débarrassera de ses lunettes devenues inutiles pour revêtir sa robe de lumière.
Authentique princesse,elle forme avec le beau général un couple sublime dont le grand pas de deux final est un moment de pure beauté et un cours magistral pour tous les élèves de l'école! Dans le rôle d'Annelise, la « rivale» de Liselotte, Delphine Imbert : face à la délicieuse et intrépide Diane Le Floc'h, elle tire bien son épingle du jeu, et la partie n'est pas facile! Coup de chapeau aussi aux « Cadets» du Ballet National de Marseille, James Pickup, Geoffrey Gonzales, Thierry Saltarelli, Grégoire Thominet et David Trapani qui, visiblement, sont très heureux de pouvoir s'investir dans un ballet... classique! A saluer aussi le travail des élèves de l'école de danse qui, avec beaucoup de sérieux et d'enthousiasme ont mis tout leur cœur et leur détermination à présenter un spectacle plein de charme et de fraîcheur. Mention spéciale au cours d'éveil: ces mini pensionnaires, toutes de rose vêtu ont littéralement fait « craquer» l'assemblée complètement sous le charme! Le grand mérite de Thierry Le Floc'h et Mitou Manderon, est de savoir mettre en valeur chaque niveau de leur Académie, avec des variations sur mesure, des costumes toujours élégants et des décors dans la même veine. Quand on sait que chaque membre de la famille n'hésite pas
« à mettre la main à la patte» pour monter ou démonter un décor, prêter main forte chaque fois qu'il le faut, on ne peut dire que... «Chapeau bas et Bravo! ».
Monique LEROUVILLOIS
DANSE MAGAZINE: N°196 Décembre 2006
CONCOURS INTERNATIONAL DE DANSE CLASSIQUE DE GRASSE
Dans la catégorie pré-professionnel, la révélation fut Diane Le Floc'h! Un authentique diamant qui à l'issue de sa variation finale déclencha spontanément une ovation de la part du public malgré l'interdiction absolue de manifester toutes réactions afin de ne pas perturber les candidats suivants. Mais il était difficile en effet de résister à l'émotion engendrée par cette jeune ballerine, dont la présence, la précision et la vivacité ont séduit jury et public. A tel point qu'elle remporta sans ambages, la Médaille d'Or de sacatégorie, le Prix de la Ville de Grasse ainsi qu'un stage à Nice!
DANSE MAGAZINE: N°194 Octobre 2005
SISSI, PASSION VIENNOISE
Thierry Le Floc'h est un incorrigible romantique. Danseur étoile et directeur de l'Académie Méditerranéenne de Danse qu'il a créée avec son épouse l'étoile Mitou Manderon, il reste un amoureux des grands ballets classiques. Pour preuve les spectacles qu'il chorégraphie chaque année dans la plus pure tradition du répertoire. Après «La petite Sirène", une reprise de «La Sylphide», il s'est intéressé cette année au destin magique et tragique d'une des plus belles impératrices du 19ème siècle, Elisabeth D'Autriche, plus connue sous le surnom de Sissi. En deux actes et neuf tableaux, il nous fait revivre dans «Passion Viennoise», les temps forts de la vie de cette altesse légendaire. Pour incarner Sissi,qui mieux que Mitou Manderon au port de tête naturellement ... impérial? Mutine, coquine, espiègle, elle incarne Sissi dans la splendeur de ses seizeans. Tour à tour, amoureuse, rieuse, tourmentée, mélancolique, souffreteuse, incomprise, dépressive, elle nous laisse découvrir les différents visages de Sissi à travers les âges, soutenue par une technique irréprochable. Mitou Manderon est Sissi. Àses côtés, Thierry Le Floc'h incarne un François-Joseph, majestueux, quelque peu sous l'emprise d'une mère directive dont il ne sait comment se défaire sans la blesser. Ses variations sont brillantes, son travail toujours très propre et la joie de danser qu'il partage avec son épouse, très communicative! Tous deux se montrent très protecteurs et attentifs à l'égard de leurs élèves qui s'illustrent au cours du ballet dans plusieurs tableaux présentant ainsi les différentes classes de l'Académie. Irrésistible et à croquer, le 2ème tableau du deuxième acte intitulé «Le Pensionnat» qui met en scène les tout petits dans d'adorables uniformes roses ou bleus suivant scrupuleusement les directives soufflées dans les coulisses. Les mamans ne sont pas en restent puis qu'elles forment l'ensemble des dames d'honneur et de la bonne société viennoise, parfaitement mises en valeur dans de somptueuses robes à crinoline. Les danseurs étoiles, Anne-LaureGosse1in et Donatien Ravet interprètent avec conviction le couple tragique que formèrent l'Archiduc Rodolphe et sa bien-aimée, Marie Vetzera. Belle technique, belle interprétation mais peut-être manque-t-il ce petit supplément d'âme qui donnerait à leur jeu plus d'intensité, plus d'émotion...
On ne peut parler de l'Académie Méditerranéenne de Danse sans citer les deux plus jeunes et sûrs espoirs de ce cours. Je veux parler de Ludovick et Diane Le Floc'h, les enfants de Mitou Manderon et Thierry Le Floc'h qui illustrent parfaitement le célèbre adage : «Bon sang ne saurait mentir!». Formés au sein du cours familial, ils en sont les plus brillants ambassadeurs. L'un comme l'autre ont hérité de la vivacité de leur père, de la grâce de leur mère, du glamour et de la propreté de travail des deux, ainsi que de cette volonté de toujours se dépasser. Ils sont jeunes, ils sont beaux, il sont un talent fou : tous les espoirs leur sont permis!
Monique LEROUVILLOIS
LA PROVENCE: DIMANCHE 27 MARS 2005
LA PROVENCE: MARDI 29 MARS 2005
VIVAL: N° 49 Décembre 2004